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ICESCO Virtual Museum of Contemporary Art - Eliane Chiron - Si j’étais confinée

Pour la mémoire d’Eliane CHIRON, pour ses proches et amis, le Think tank international de l’ICESCO « La Culture pour repenser le monde » a choisi de publier, deux ans après, ce document, pour hommage à titre posthume.


Mohamed ZINELABIDINE

Eliane CHIRON

ICESCO 2021 Woman For the Future

« ICESCO Art Gallery »

Catalogue de l’Exposition du Professeur Eliane CHIRON

Université Paris I - Panthéon Sorbonne


« Si j’étais confinée »




Texte de Son Excellence Salem Mohamed Al Malek

Directeur Général de l’ICESCO

Son Excellence Salem Mohamed Al Malek

« Si j’étais confinée », c’est bien l’intitulé de l’Exposition d’Art Contemporain de Madame le Professeur Eliane CHIRON, Professeur émérite à l’Université Paris I- Panthéon Sorbonne, ancienne directrice du Centre de recherche en Arts Visuels à la Sorbonne, et actuellement chargée des programmes d’arts contemporains à la direction de la Culture et de la Communication de l’ICESCO. Une exposition phare, une première que nous présentons au siège même de l’ICESCO, à partir du 1 octobre 2021. C’est grâce à Mme CHIRON et Monsieur Hervé PENHOAT que nous avons pu également loger cette belle exposition à l’« ICESCO Virtual Museum of Contemporary Art », nouvellement créé. C’est, en même temps, toute l’ouverture que nous avons choisie pour que l’ICESCO reflète l’art, la sensibilité des grands artistes, l’ingéniosité des penseurs et intellectuels du monde, de les recevoir et de communier avec leurs œuvres et ouvrages pour mieux les partager ensemble.


C’est le Professeur Eliane Chiron qui a choisi d’introduire son œuvre par ces mots: « Quand, fin avril 2020, on m’a proposé, comme à d’autres, de poster sur Instagram des témoignages du confinement que nous vivions tous, en France depuis le 17 mars à midi, j’ai pensé refuser: certes, la citoyenne que je suis doit respecter les règlements, mais l’artiste, que je suis aussi, ça, jamais. Quand même, j’ai fini par accepter, mais en décalé et par la fiction, en écrivant sur chaque post, du 1er au 10 mai : « si j’étais confinée », et, à partir du 11 mai : « si j’étais déconfinée », en ajoutant un lieu impossible, improbable ou carrément inaccessible. Les 21 images qui sont présentées en grand format à l’« ICESCO Art Gallery » vont laisser place à la valeur de l’exposition. Mais pas seulement. La valeur du culte aussi, peut-être. Avec le nombre 21, cette exposition rend peut-être un culte à cette enfance (dont Paul Klee imitait la maladresse en dessinant de la main gauche) qu’abrite notre système nerveux central, sans s’inscrire dans une histoire. Voilà ce qui, après-coup, m’est venu à l’esprit, mais va m’échapper complètement, puisqu’on le sait, ce sont vraiment les regardeurs qui font les tableaux, a-t-elle conclu. » Belle présentation de l’oeuvre et de son contexte voyageur, dès lors que l’artiste visuelle y exprime, à chaque prise de vue de départ, un voyage professionnel au Brésil, en Chine, au Liban, en Tunisie… Un parcours qui va d’une plage de Rio à une mangrove de l’Etat de Bahia, d’un bord de mer à Beyrouth au site de Baalbek, d’un chantier à Changchoun à un paysage du Xinjiang, ou à l’avenue Habib Bourguiba à Tunis. De la peinture numérique enfin, avec sa singularité dans l’art contemporain, se déploie en grands formats dans une exposition unique, le pari étant, pour l’artiste, qu’il y ait un corps-à-corps entre les tableaux et les personnes qui regardent et que la vision ne s’éprouve pas seulement par les yeux.


L’ICESCO, à travers cette exposition, l’inauguration de sa galerie d’art au sein de l’Organisation, et en créant un Musée virtuel d’Art Contemporain, entend s’ouvrir aux grands artistes du monde, universitaires et chercheurs de surcroît, de la Sorbonne et d’ailleurs. Elle veut montrer que la Culture est une élévation des sens et de l’esprit universel, et que les artistes font partie de cet imaginaire humain et collectif qui force notre admiration. Une exposition venant d’une Femme pour célébrer « 2021 Année de la Femme » qui devient hommage qui lui est rendu, entre autres. Alors, encore merci au Professeur Eliane CHIRON pour cette itinérance des sens et de l’esprit féminin, et à tous invités, excellente exposition pour un si beau voyage.

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